Difficulté à jouir : comment jouir plus vite ?

Difficulté à jouir : comment jouir plus vite ?

Pendant toute mon adolescence, mon excitation débordante me faisait craindre une éjaculation précoce lors de ma première fois. Après tout, j’avais tellement entendu de fois des histoires d’adolescents qui jouissaient avant même la pénétration que ma crainte ne venait pas de nulle part.

Mais, le jour J, grosse surprise : je n’ai pas joui vite. Bonne nouvelle ? Pas vraiment car en réalité, je n’ai pas joui du tout… Et l’histoire s’est répétée à de multiples reprises. Il m’a fallu faire près d’une dizaine de fois l’amour pour connaître mon premier orgasme à l’intérieur d’un vagin féminin et le problème ne s’est pas stoppé pour autant.

Si vous vivez cette histoire, je partage avec vous aujourd’hui mon ressenti et mes réflexions sur les difficultés à éjaculer. Si aujourd’hui, je jouis très souvent avec ma partenaire. Il m’arrive encore, comme ce week-end, de ne pas réussir.

Voici une multitude de raisons possibles et les solutions.

Le vrai sexe ne correspond pas à vos stimulis

Comme beaucoup de garçons de ma génération, j’ai fait tout mon apprentissage de la sexualité avec les films pornographiques. J’adorais regarder les gros seins bouger, entendre les cris de la femme et multiplier les scènes intenses.

La première fois, ce n’était pas le plus beau jour de ma vie mais une belle déception ! Ma partenaire était très belle, mais elle ne faisait rien de ce que font les actrices (une rapide fellation insipide et l’étoile sur le lit), ne poussait que quelques soupirs et souhaitait un missionnaire.

Voyant uniquement sa tête, mon excitation habituelle n’était pas là. Rien de ce qui me fait jouir dans un film était présent. Je l’ai donc pénétré pendant une quinzaine de minutes en m’efforçant de penser au fait que je faisais enfin l’amour, mais rien n’y a fait.

J’avais l’impression de devoir être bon, endurant, d’avoir un gros sexe en érection, mais rien de tout ça n’arrivait. Finalement, je me suis arrêté en prétextant que l’alcool m’empêchait d’avoir l’érection voulue et de jouir.

Quelques mois plus tard, j’ai compris que les films pornographiques avaient faussé tous mes idéaux sexuels. J’ai depuis pris l’habitude de me masturber avec et sans visuel. Quand je suis dans un vagin artificiel, j’aime me focaliser uniquement sur mes sensations et mes pensées pour jouir. Cela est toujours très long par rapport à des stimulis visuels, mais j’en ressors fier.

Avec Flora, je fais toujours l’amour à la lumière du jour et mon excitation visuel fait souvent que je me concentre sur la réaction de son corps à mes gestes.

Des sensations pas à la hauteur

Comme dit juste avant, les sensations m’ont déçu lors de mes premiers rapports sexuels. Le sexe d’une femme excitée est souvent un peu serré au début avant de l’être beaucoup moins par la suite. J’avais pris l’habitude, quand je me masturbe, de serrer assez fortement mon sexe.

Mon éjaculation répondait donc à la pression de ma main, une pression que je ne ressentais pas en pénétrant un vagin.

Le premier changement a été de changer ma technique pour me masturber. Je serre beaucoup moins mon sexe et mise davantage sur la rapidité du mouvement pour parvenir à mes fins.

Avec une partenaire, quand je sens que je vais difficilement jouir, je me mets dans une position où je sens davantage de frottements lors de la pénétration. Le mieux est de se mettre sur la femme et de lui relever les jambes au niveau de vos épaules. Ainsi, chaque pénétration est profonde et frotte le haut du vagin.

En parlant de profondeur, cette dernière est très importante pour stopper mes difficultés à jouir. Lors de mes premiers rapports sexuels, je misais davantage sur la vitesse, mais sortais assez peu mon sexe du vagin. Je conseille pour les gars comme moi de faire des mouvements plus amples du bassin même si cela diminue votre rapidité.

Essayez de sortir votre sexe au moins de moitié du vagin à chaque pénétration, puis insérez-le profondément. En accélérant le mouvement, votre gland finit par taper avec plaisir dans les parois de votre partenaire.

Ces mouvements plus longs provoquent également de meilleures sensations sur vos testicules. À l’instar de la levrette, vos boules « résonnent » dans le corps de la femme et si je me focalise sur ce plaisir, je jouis plus vite.

Enfin, vous pouvez demander à votre partenaire de serrer son vagin. En contractant ses muscles, elle augmente son plaisir pendant la pénétration et le vôtre.

Vous souhaitez tellement être un bon coup que…

Vous ne l’êtes pas et ne jouissez pas ! Ceci est un autre trouble qui me vient des films pornographiques. Je voulais à tout prix être un bon coup. Pour moi, cela signifiait de faire l’amour pendant une heure, de varier toutes les positions, de taper fort et vite…

Le problème est que je ne me concentrais plus sur mon plaisir et n’avais pas le bon rythme. Un rapport sexuel, comme une chanson, répond à votre envie du moment. La plupart du temps, il commence doucement et accélère. Or, j’attaquais directement très vite et finissais par faire un concours d’endurance, plutôt que d’éjaculer.

Le sexe intense et fougueux, il existe et il est très bon. Mais, cela ne se fait qu’à quelques occasions et dans ce cas, l’envie forte vous fait jouir vite. Cela m’arrive parfois !

Plus rien dans le réservoir

Cette raison est davantage technique. Si je me masturbe cinq fois en trois jours, je suis plus enclin à avoir des difficultés à jouir. Certains hommes se masturbent cinq fois par jour et assurent encore le soir avec leur copine. Ce n’est pas mon cas et ce n’est peut-être pas le vôtre.

Comme nous adorons les jouets intimes avec Flora, je me masturbe souvent avec un sextoy en sa compagnie. Pour les moments solos, ils sont plus rares et j’essaie de les faire quand elle a ses règles, quand elle est en déplacement pro, etc. Ainsi, je garde ma libido et ma quantité de sperme intactes pour elle !

Trop de pensées nuisent au plaisir

Je fais parti des hommes qui ont toujours vingt idées à la minute. Quand cela m’arrive au travail, je me sens béni. Quand cela me vient au lit, je me maudis.

Le pire, c’est ce que cela peut survenir alors que j’ai très envie de sexe. Mes pensées peuvent être totalement loufoques comme de me dire que je dois finir un projet au travail, que je dois faire mon sac de voyage ou que j’ai faim.

Ces pensées me viennent souvent lors des préliminaires qui durent. J’essaie donc de les écourter ou de changer l’acte quand je m’en rends compte. Mieux, j’essaie de tourner toute mon attention vers un détail (le plus souvent visuel puisque c’est ça qui m’excite le plus). Cela peut être de me concentrer sur la poitrine de Flora qui bouge ou de serrer son cou avec ma main pendant que je lui caresse le clitoris.

poitrine d'une femme nue
Pour moi, poser mon regard sur les seins et les voir bouger sous mes coups de reins est une vraie aide pour jouir…

L’ennui au lit, ça arrive même aux hommes !

Il est possible de ne pas jouir tout simplement parce que vous vous ennuyez au lit. C’est faux de croire que cela n’arrive qu’aux femmes ! Une de mes ex refusait la fellation, n’entreprenait rien au lit et appréciait le faire dans la pénombre.

Si les premières fois, les courbes de son corps que je découvrais m’aidaient à jouir, ce n’était plus le cas après deux mois. J’ai donc fait en sorte d’essayer de nouvelles choses. Comme elle était réticente et qu’elle commençait à m’en vouloir de ne pas éjaculer (un comble !), j’ai davantage misé sur les préliminaires. Le fait de prendre beaucoup de plaisir l’a un peu ouverte, mais ce n’était toujours pas optimal et j’ai toujours eu des problèmes pour jouir avec elle.

J’ai également eu des soucis pour éjaculer en faisant avec l’amour avec des femmes pas très belles. Comme la plupart des hommes, oui, j’ai couché avec des femmes qui m’attiraient peu. Je me souviens d’une femme forte que je prenais en levrette et son fessier imposant me rebutait un peu. La solution ? J’ai changé la position et me suis, encore une fois, focalisé sur les deux énormes seins ainsi que ses bruits de plaisir pour déverser mon sperme en elle… Oui, je me livre beaucoup dans cet article, mais on est entre nous, non ?

Une excitation trop rapide et une demi-éjaculation ?

Et si vous n’arriviez pas à jouir car vous avez déjà éjaculé ? Elle est étonnante celle-là, non ? Pourtant, cela m’arrive et je m’en rends à peine compte. Je m’explique.

Quand un homme est très excité, il produit du liquide séminal. Ce dernier contient un peu de sperme. Normalement, il est assez faible. Néanmoins, quand j’ai très envie de faire l’amour et que l’ambiance monte chaudement, il m’arrive d’en émettre beaucoup.

Les deux situations les plus communes sont quand je me frotte avec ma partenaire alors que je suis encore habillé (c’est encore pire avec un jean serré) ou quand pendant les préliminaires, elle me masturbe longuement.

Souvent, mon pénis se retrouve très humide et même si je n’ai absolument pas la sensation d’avoir joui, du sperme se ressent. Les premières fois, Flora s’est même demandée si j’avais joui.

Après un tel événement, j’ai souvent de grosses difficultés à éjaculer malgré un rapport qui dure et une excitation mentale encore là. Pire, mon érection est moins dure.

Pour y remédier, vous pouvez limiter les préliminaires ou stopper votre partenaire dès que vous sentez que votre excitation devient difficilement contrôlable. L’autre solution est, quand vous comprenez que vous avez lâché du sperme, de faire durer les choses. Par exemple, faites un long cunnilingus à votre partenaire pour que votre pénis redevienne en état de marche.

Le cercle vicieux…

Je ne jouis pas parce que je comprends que je ne vais pas jouir. Un vrai cercle vicieux se passait dans ma tête lors de mes premiers rapports. À l’époque, je me pensais anormal et avais peur que ma partenaire me quitte.

Dès que l’on commençait, j’avais très envie de faire l’amour, puis au bout de quelques minutes sans sentir le plaisir que j’attendais, je commençais par stresser sur le fait que je n’allais pas (encore une fois !) éjaculer…

C’est très dur, quand on entre dans cette spirale, d’en sortir. Avec le recul et l’expérience, j’ai compris que jouir n’était pas l’objectif final. Si vous faites du bien à une femme, elle ne vous en voudra pas si vous n’éjaculez pas. De plus, il existe d’autres manières que la pénétration pour y parvenir. Flora finit parfois nos rapports par une masturbation manuelle et je retrouve des sensations que mon pénis adore. Cela m’aide à jouir alors que je pensais cela impossible quelques minutes avant.

L’autre solution est de se créer une excitation mentale. Je ne parle pas de vous imaginer avec une autre femme, même si pour avoir déjà essayé, cela marche.

J’ai des pensées très masculines et pas forcément glamour qui m’aident. Par exemple, je me concentre sur la pénétration en imaginant mon sexe en gros marteau piqueur (oui c’est étrange !) ou alors je malaxe (pas comme un bourrin) les seins de ma partenaire. Trouvez vos propres motifs d’excitation et vous jouirez.

En résumé…

Les difficultés d’éjaculation sont encore plus tabous que l’éjaculation précoce. C’est un peu comme l’homme avec un énorme sexe qui ne devrait pas se plaindre car ce serait insultant pour les petits sexes…

C’est vraiment quelque chose de stressant. Pour l’avoir vécu, j’ai pensé pendant des mois que j’étais anormal et cela me déprimait et a nui à ma première relation de couple. On se sent impuissant (même si l’on bande dur et que l’on fait l’amour pendant très longtemps) et on se demande si un jour, l’acte sera davantage guidé par le plaisir plutôt que par le travail fait pour jouir.

Heureusement, le temps a arrangé les choses. Aujourd’hui, si je ne me masturbe pas comme un obsédé toute la semaine, je jouis la plupart du temps. Il m’est même arrivé d’éjaculer rapidement quelques fois et ces moments-là, j’étais le précoce le plus heureux du monde !

Trouvez vos stimulis, réfléchissez à vos habitudes solos, visez le partage plutôt que la performance et n’oubliez pas que votre éjaculation n’est pas la condition sine qua non du plaisir de votre amante. En faisant cela, je vous garantis que vos difficultés pour jouir seront moindres.

Besoin d’aide pour en parler ? J’ai eu de bons échos sur un site de sexologues en ligne (Découvrez ma Santé Sexuelle). Il permet d’avoir une écoute en ligne rapide et 100% discrète. Vous recevrez alors des conseils de spécialistes pour faire face à vos difficultés pour jouir.

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